Mémoire

Le devoir de Mémoire

L’accomplissement du devoir de mémoire est inhérent à l’état de réserviste. Fondamental pour la formation morale du réserviste et de tout militaire, comme il devrait l’être pour tout français, le devoir de mémoire constitue un élément de premier plan pour l’esprit de défense et le lien entre la société civile et les forces armées.

Présent en tenue aux cérémonies

Tout réserviste fantassin se doit de participer aux cérémonies du souvenir revêtu de son uniforme (dans le respect des réglements). C’est un devoir.
Il s’agit de manifester la présence des réserves et des forces armées en général.

L’ANORI participe à toutes les cérémonies officielles et s’efforce d’être présente aux cérémonies initiées par des associations. Toutefois, elle ne s’associe pas aux cérémonies du 19 mars, la seule date officielle fixée par le Président de la République et confirmée par la loi, étant le 5 décembre, date de l’hommage aux morts pour la France en AFN.

Chaque année, à l’occasion de la Saint-Maurice, l’ANORI ravive la Flamme sous l’Arc de Triomphe.

La formation historique

Participer à la formation historique des jeunes, mais aussi du public en général, est une des missions que se fixe l’ANORI. Elle y participe notamment par :

– la publication d’articles,
– des revues d’ouvrages historiques,
– des conférences,
– le soutien au Musée de l’Infanterie,
– le recueil de souvenirs, d’archives et d’objets.

L’ANORI soutient l’idée de la création d’un Musée des Réserves.

Le respect et la promotion des Traditions

L’Infanterie est par essence une arme de Traditions et l’ANORI s’attache à la richesse qu’elles constituent. Au premier plan, elle tient à perpétuer la tradition, qu’elle a reprise, de la célébration de la Saint-Maurice, patron des Fantassins, à Paris.
La célébration des fêtes de l’Arme est en effet un moment essentiel pour chacune des Armes de l’Armée de Terre.

Comme l’a écrit le ministre de la défense, il y a lieu de mesurer “le rôle fédérateur et identitaire des fêtes d’Arme. Elles nourrissent à l’évidence l’esprit de corps et la cohésion de cette communauté humaine riche de ses différences. La professionnalisation a d’ailleurs rapidement montré à quel point les traditions, les marques de spécificité et de panache contribuent à la fierté de servir des jeunes engagés volontaires, sous-officiers et officiers de l’Armée de Terre.

Les activités de tradition, enfin, permettent de resserrer les liens entre l’armée active, les anciens, mais également avec la réserve. Leur rôle est donc appelé à croître. Autrefois vecteur de mémoire, elles sont devenues non seulement facteur de cohésion interne, mais aussi lien vers l’extérieur, vers les Français, vers les soldats d’hier et de demain.”

C’est pourquoi chaque année, à l’occasion de la Saint-Maurice, l’ANORI organise une cérémonie de ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe et la célébration d’une messe en hommage aux Morts de l’Infanterie, souvent honorée de la présence de l’évêque aux Armées françaises.

S’y ajoutent d’autres manifestations dans ce cadre, telles que la cérémonie à la Plaque des Préparations Militaires au Fort-Neuf de Vincennes, par exemple.L’ANORI participe également aux fêtes des subdivisions de l’Arme (Sidi Brahim, Bazeilles, Saint-Michel, Camerone) et des régiments.

Tombes et Monuments

Veiller à l’entretien des sépultures des Morts pour la France et des monuments élevés à leur gloire est un aspect du devoir de mémoire.

L’ANORI est aux côtés du Souvenir Français pour remplir cette mission.

Pour marquer la reconnaissance due aux réservistes et aux fantassins, l’ANORI oeuvre pour l’érection de deux monuments du souvenir :

– l’un pour les réservistes
– l’autre pour les fantassins.

Les liens avec le Monde Combattant

L’ANORI voue aux Anciens Combattants respect et reconnaissance et apporte son soutien aux activités qu’ils organisent en leur apportant ses services bénévoles et sa présence.

En particulier, elle entretient des liens avec l’Union Nationale des Combattants (UNC), que préside le Colonel DALLEAU, administrateur de l’ANORI.

Mémoire et Journée Nationale du Réserviste

L’ANORI demande que chaque année la Journée Nationale du Réserviste comporte un volet de mémoire et que chacune de ces journées soit placée sous le signe d’un réserviste héroïque (tels que le Lieutenant Charles PEGUY, le Colonel BOURGOIN, le Commandant KIEFFER).
Il convient en effet de mettre en valeur les faits d’arme et conduites exemplaires des réservistes.

L’accomplissement du devoir de mémoire est une mission essentielle au plan moral. L’ANORI s’y consacre, car il en va de l’esprit de défense et de l’avenir de la France.


La République Française a à son calendrier huits journées nationales d’hommage, qui sont marquées par des cérémonies officielles. En voici la liste et les références :
Date et intitulé
Références
Dernier dimanche d’avril
Souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du IIIème Reich au cours de la guerre 1939-1945 Loi n° 54-415 du 14/04/1954
(JO du 15/04/1954, p 3642)
8 mai
Commémoration de la Victoire de 1945 Loi n°81-893 du 2/10/1981
(JO du 3/10/1981 p 2698)
8 juin
Journée nationale d’hommage aux “morts pour la France ” en Indochine Décret n°2005-547 du 26/05/2005
(JO du 27/05/2005, p 9218)
18 juin
Journée nationale commémorative de l’appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi Décret n°2006-313 du 10/03/2006
(JO du 19/03/2006 p 4142)
16 juillet si ce jour est un dimanche, sinon, reporté au dimanche suivant le 16
Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux “Justes” de France Loi n°2000-644 du 10/07/2000
(JO du 11/07/2000 p 10483)
25 septembre
Journée nationale d’hommage aux harkis et autres membres des formations supplémtives Décret du 31/03/2003
(JO du 2/04/2003 p 5788
11 novembre
Armistice 1918
5 décembre
Journée nationale d’hommage aux “Morts pour la France” pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie. Décret n°2003-925 du 26/09/2003
(JO du 28/09/2003 p 16584)
Loi n°2005-158 du 23/02/2005
(JO du 24/02/2005)

Source : Union Nationale des Combattants